auteur inconnu•il y a 5 ans En milieu hospitalier ou dans les établissements d’aide à la personne, le circuit du médicament souffre de dysfonctionnements qui entraînent des conséquences importantes tant pour le patient que pour le personnel de santé. En effet, les erreurs de prescription, de dispensation et d’administration sont sources de risques considérables : chaque année, les erreurs médicamenteuses sont responsables de plus de 10 000 morts par an[1] ; et nombre de ces dernières surviennent pendant la dernière étape du circuit, celle de l’administration. De plus, les infirmier(e)s font aujourd’hui face à une surcharge de travail et montrent des signes d’épuisement. Ceci est dû à des failles organisationnelles, et au temps que ces dernier(e)s passent à assumer des tâches logistiques au lieu de se consacrer pleinement à leur rôle clinique. Le système actuel se montre ainsi coûteux en termes de ressources humaines et matérielles pour les établissements, en événements indésirables graves pour les patients et en temps de travail pour les équipes. Ceci sans compter les hospitalisations supplémentaires liées à une mauvaise observance médicamenteuse. Pour sécuriser le circuit du médicament et rendre celui-ci plus efficient, il est nécessaire que les structures de soin et d’aide à la personne rattrapent leur retard en matière de technologie. En effet, avec une informatisation et une automatisation du circuit du médicament, les tâches chronophages sans valeur ajoutée ne sont plus réalisées par les équipes médicales et paramédicales. Celles-ci peuvent donc se recentrer sur leurs missions respectives, et la traçabilité renforcée permet de réduire les risques d’administration ainsi que le gaspillage médicamenteux.Mais aujourd’hui, l’adoption de l’innovation n’est pas encouragée au sein des établissements de santé et médico-sociaux ; et le circuit du médicament n’est pas priorisé par les pouvoirs publics, alors qu’il est une composante centrale des structures de soin. Omnicell propose d’attirer l’attention sur le circuit du médicament, et sur les pistes de sécurisation de celui-ci qui ne peuvent qu’améliorer le système de santé dans sa globalité. [1] Rapport sur la surveillance et la promotion du bon usage du médicament en France, remis à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, en septembre 2013.